Les bons offices de Cécilia
25 juillet 2007

L’intervention de Cécilia Sarkozy dans l’affaire de la libération — heureuse — des otages bulgares en Libye est totalement surréaliste. L’épouse du Président de la République, qui n’a d’autre titre officiel pour agir que le culot officiel de son mari, défendant l’utilité de la “présence symbolique” de sa femme pour asseoir la relation personnelle qui s’instaure entre Kadhafi et lui, et apporter de l’humanité et de la compassion à l’approche française… et puis, plus officieusement, graisser la patte de la fille du Colonel.
Mais le plus surréaliste est la présentation de l’initiative par les médias français au début de l’intervention : on présentait Cécilia Sarkozy, à l’arrivée à Tripoli de la délégation, comme étant accompagnée du commissaire européen en charge du dossier ! Une faute de goût que la présidence a tenté de réparer au retour, Cécilia se tenant désormais en retrait.
Drôle de méthode. L’hypernépotisme de l’hyperprésident nous promet-il des hypercrises diplomatiques ?

27 juillet 2007 à 12:48
Faut pas tout mélanger avec votre diabolisation de la politique de Sarkozy.
Nicolas Sarkozy, est un homme de courage, simple et de rupture. Chacun sa méthode, chacun ces choix. Et les résultats sont là …
27 juillet 2007 à 1:31
Le résultat sur cette affaire, c’est quand même qu’on a un peu l’impression
1° d’avoir acheté la libération des Bulgares au prix du transfert de l’énergie nucléaire à la Libye,
2° d’avoir accaparé au dernier moment le fruit de plusieurs années de travail diplomatique européen… (ce qui n’est, cela dit, qu’un aveu d’impuissance de plus de l’Europe…)